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Une étude de l'Université
de Toronto dévoile une vague d'espionnage informatique
sur de nombreux ordinateurs notamment ceux du Dalaï Lama
Dépêche de l'AFP
La Chine infiltrerait des ordinateurs, dont ceux du dalaï
lama (rapport)
WASHINGTON, 29 mars 2009 (AFP) - Une vague d'espionnage informatique,
trouvant son origine en Chine, aurait permis d'infiltrer le contenu
des ordinateurs d'autorités gouvernementales et de particuliers
dans 103 pays, dont ceux du dalaï lama, affirme un rapport,
publié dimanche.
Selon ce rapport de chercheurs canadiens, cet espionnage informatique
à grande échelle serait contrôlé par
des ordinateurs basés quasi exclusivement en Chine. «
Jusqu'à 30% des hôtes infectés sont considérés
comme des cibles de grande valeur, parmi lesquelles des ministères
des Affaires étrangères, des ambassades, des organisations
internationales, des nouveaux médias et des ONG (Organisations
non gouvernementales) », indique le rapport. Toutefois,
les chercheurs considèrent qu'ils ne peuvent pas conclure
actuellement que le gouvernement chinois soit directement impliqué.
« Le rapport fournit des preuves montrant que de nombreux
systèmes informatiques ont été compromis
d'une manière qui désigne indirectement la Chine
comme le coupable, mais le rapport est prudent pour ne pas tirer
des conclusions sur la motivation exacte et l'identité
du ou des attaquants », poursuit le résumé
qui accompagne le rapport.
Les chercheurs insistent que ce serait « faux et trompeur
» d'attribuer toutes ces opérations d'espionnage
à l'Etat chinois. « Les chiffres peuvent donner
une explication différente », poursuit le rapport.
« La Chine a actuellement la population internet la
plus large au monde. Le nombre de jeunes Chinois en ligne peuvent
plus qu'expliquer l'augmentation de logiciels nuisibles »
originaires de Chine.
L'enquête, menée par des spécialistes du
centre Munk pour les études internationales de l'Université
de Toronto (Canada), a démarré lorsque les
services du dalaï lama ont demandé la vérification
d'un logiciel douteux dans leurs ordinateurs. Selon l'enquête,
quelque 1.295 ordinateurs auraient ainsi été infiltrés
dans 103 pays différents, durant ces deux dernières
années, incluant des ambassades, des sièges de
gouvernement et des représentations du dalaï lama
en Inde, à Bruxelles, Londres et New York. Ce rapport
sert à « réveiller » les esprits,
soulignent ses auteurs. « Au
minimum ce large pourcentage de cibles de grande valeur compromises
par ce réseau démontre combien il est facile avec
une approche technique non sophistiquée de rapidement
prendre le contrôle pour créer un réseau
d'espionnage très sophistiqué ».
Les chercheurs croient qu'outre le dalaï lama, le système
qu'ils ont baptisé Ghostnet était
concentré sur les gouvernements asiatiques.
Ce réseau serait de loin le plus important à être
dévoilé par le nombre des pays touchés.
Il continuerait à infiltrer et à surveiller plus
d'une
dizaine d'ordinateurs par semaine, selon le rapport. Les auteurs
n'ont cependant trouvé aucune preuve que le gouvernement
américain ait été infiltré, bien
qu'un ordinateur de l'Otan ait été surveillé
par les espions ainsi que des ordinateurs de l'ambassade indienne
à Washington.
mk/ycl-chv/vog
AFP 291506 MAR 09
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